La web-revue du Leadership Humaniste, par Pascal Ponty

Accueil » Une après-midi dans la vie du chef

Une après-midi dans la vie du chef

SHARE
,

Auditeur assidu de certaines émissions de France Culture et de France Inter (en particulier depuis que le podcast existe), j’y trouve de multiples inspirations, la plus récente étant un village,
très particulier, appelé o bairro. O bairro est un peu comme le village d’Asterix, un lieu où l’on tente de résister à l’entrée de la barbarie. On y rencontre des personnages hauts en couleurs,
étranges et fascinants, qui déstabilisent en même temps qu’ils vous poussent à réfléchir. A regarder de près, on a l’impression que ce village est irréel, qu’il n’existe pas. De fait, il n’existe
pas ; il est une pure invention, celle de l’écrivain portugais, Gonçalo M. Tavares.

En fait, au travers de ses livres (Monsieur Brecht, Monsieur Kraus, Monsieur Valery, Monsieur Calvino et ceux à paraître), G.M. Tavares nous plonge dans un monde où folie et logique sont
inséparables, un monde de toute évidence irréel mais l’est-il vraiment ; chaque chapitre relate une hisoire, une histoire courte (une à deux pages), une histoire qui nous invite à réfléchir sur
un monde qui lui n’est pas irréel, le nôtre.

Suite à cette émission de France Inter (l’humeur vagabonde), j’ai déjà lu deux de ses
livres (peut-être aurais-je dû dire « dévoré »). Au passage, j’y également trouvé de nombreuses idées pour alimenter des réflexions sur l’éthique. Mais laissons place à un extrait du livre
« Monsieur Kraus et la politique » :

Une après-midi dans la vie du chef
Il ferma la porte de l’intérieur. Par la suite, il pourrait toujours dire qu’il était en réunion, une réunion de première importance.
Si c’était lui le Chef, autrement dit l’autorité suprême, penser de soi à soi, était-ce important, oui ou non ?
D’ailleurs, à lui seul, il parvenait à tenir, et de loin, la plus importante des réunions.
Afin de se montrer plus convaincant lorsqu’il lui faudrait justifier le fait que la porte était fermée, il se mit à parler seul, comme s’il s’entretenait avec l’une de ses pensées antérieures.
Etant donné qu’il n’avait guère l’habitude d’être en désaccord avec lui-même, ses premières paroles furent :
– Bravo ! Excellente idée !

Complètement irréel, n’est-ce pas ?!

Laisser une réponse

Your email address will not be published.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
Abonnez-vous à la Newsletter !
Non merci
Merci ! Vous recevrez un résumé des articles, toutes les 4 à 6 semaines, selon l'actualité et ma disponibilité. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Vos données personnelles (nom, email) ne sont jamais partagées
Don't miss out. Subscribe today.
×
×
WordPress Popup Plugin