La web-revue du Leadership Humaniste, par Pascal Ponty

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Se connaître soi-même, est-ce bien nécessaire }?{

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vangoghDans son numéro de décembre 2011/janvier 2012, Philosophie Magazine publie un intéressant dossier la connaissance de soi. Ce
thème a traversé l’histoire de l’antiquité à aujourd’hui en passant par : les sages grecs, Socrate, Platon, Saint Augustin, Montaigne, Descartes, Rousseau, Nietzsche, Freud et Sartre. Les deux
interviews de Clément Rosset et de Michel Onfray illustrent bien les écarts entre les différentes approches possibles. Ainsi, pour Clément Rosset, la connaissance de soi est plutôt vouée à
l’échec car il n’est pas possible, selon lui (et bien avant Hume) d’accéder à son identité personnelle. De son côté, Michel Onfray se positionne sur un tout autre terrain ; la connaissance de soi
est plutôt une construction de soi par la volonté. Elle repose sur une rigueur méthodologique qui passe par l’écriture, l’examen de conscience et la pratique. Concernant l’examen de conscience,
il ne s’agit pas de la prescription chrétienne. Il s’agit dans la pure tradition grecque de la mesure de soi : ce que l’on est, ce que l’on se propose d’être, ce que l’on a réussi ou raté, ce qui
reste à faire,… Dans mon livre « Socrate, un philosophe au secours des
entreprises »
, la connaissance de soi est un principe majeur de la méthode socratique. L’approche de Socrate penche plus du côté de la position de Michel Onfray ; néanmoins, il s’agit moins
d’un travail d’introspection que d’une recherche pour identifier ses limites et ses facteurs d’excellence. Au travers de plusieurs questions concrètes du monde de l’entreprise, je montre que
cette approche socratique ouvre des voies nouvelles pour le management et l’entreprise. Ainsi, j’aborde la question du bon dirigeant : qu’est-ce qui fait que l’on va considérer un dirigeant comme
meilleur qu’un autre ? Un autre angle pour aborder la connaissance de soi est la recherche de ce que l’on peut connaître avec certitude ou non, et donc ce qui relève de l’opinion. C’est
fondamental pour le management car en effet, on ne déroule pas les mêmes modalités de gouvernance ou d’organisation suivant que l’on est face à un savoir ou à une opinion ; dans le deuxième cas,
il faut organiser un véritable dialogue au sein des instances de décision.

 

Pour aller plus loin :

NB : l’autoportrait, comme celui de Van Gogh réalisé en 1886, inséré dans cet article, n’est-il pas une autre manière de se connaître soi-même ?

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