La web-revue du Leadership Humaniste, par Pascal Ponty

Accueil » La joie, un moteur pour changer

La joie, un moteur pour changer

SHARE
,

menlo04

Comment peut-on se satisfaire d’organisations où les gens qui en font partie sont juste là pour être là ? Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment déverrouiller cette situation ?

Source : La joie, un moteur pour changer les modes d’organisation du travail ? | InternetActu

Voilà à nouveau un exemple d'entreprise plus ou moins "libérée", en tout cas dirigée par un entrepreneur soucieux de redonner du sens, de favoriser le bon sens et la joie dans son entreprise. Cet exemple, par les impressions mitigées qu'il génère et les questions qu'il soulève, prête à réflexion.

Le contexte est celui du développement informatique, aux USA (Michigan), et cela n'est certainement pas neutre dans l'impression ambigue qui ressort de l'article. L'attitude des travailleurs vis-à-vis du travail est très différente, ou était très différente dans les générations pré-Y, entre les deux continents.

Ce dirigeant nous raconte une histoire de recherche de la joie au travail, intention certes légitime. Cependant les pratiques  qu'il décrit pourraient aussi bien, selon son propre état d'esprit, être classées dans la catégorie "génial, trop cool" ou dans la catégorie  "exploitation renforcée". Cette ambiguité ressort d'ailleurs fortement des commentaires sur l'article en français, commentaires qui sont aussi intéressants en eux-mêmes. A part une ou deux personnes qui ont vécu des pratiques similaires et ne voudraient pour rien au monde revenir aux pratiques anciennes, la plupart des réactions sont négatives.

Cette négativité est elle aussi légitime : la joie doit-elle devenir une nouvelle injonction pesant sur les travailleurs, après la productivité, l'obéissance, la loyauté ? Mon bonheur concerne-t-il mon employeur ? Et ces pratiques, regardons-les en détail : travailler toujours en binôme et en changer régulièrement, par exemple, est-ce un facteur de partage et de construction relationnelle, ou un mécanisme de normalisation des comportements, de contrôle social de tous sur tous ? Quant au fait d'accepter les bébés au bureau (nous sommes aux USA, les solutions de garde sont bien moins développées que chez nous), je ne sais trop quoi en penser…

Il y a sans doute un véritable choix individuel à opérer face à ce type de nouvelles pratiques. Pour ma part, je penche naturellement pour l'ouverture, pour l'expérimentation avant les refus de principe, pour l'enthousiasmme, pour l'acceptation fondamentale du travail comme une opportunité de se réaliser. En même temps, je souhaite garder mon droit au doute, au non-engagement, voire au non-bonheur – et le préserver pour chacun de mes collègues…

Laisser une réponse

Your email address will not be published.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
Abonnez-vous à la Newsletter !
Non merci
Merci ! Vous recevrez un résumé des articles, toutes les 4 à 6 semaines, selon l'actualité et ma disponibilité. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Vos données personnelles (nom, email) ne sont jamais partagées
Don't miss out. Subscribe today.
×
×
WordPress Popup Plugin