La web-revue du Leadership Humaniste de Pascal Ponty

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Posts by : Pascal

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A côté du secteur lucratif (privé), le capitalisme non-lucratif peut prendre le relais

Source : Pour un capitalisme d’interêt général – Groupe SOS

 

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Source : Kaushik Basu, Economiste Humaniste – La Tribune

L’économiste ramène les insuffisances de ces théories à un oubli central : celui de la complexité humaine

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Peu importe le travail, chaque individu est responsabilisé et est vu comme un facteur de succès.

Source : Management danois: un style unique basé sur le bien-être et la prise d’initiative

Encore un coup des nordiques ! Combien de fois nous assène-t-on ce fameux « modèle danois »,  où l’on serait plus heureux que partout ailleurs tout en payant un maximum d’impôts..

Voici donc l’expérience de vie professionnelle d’une expatriée française. Malheureusement pour les plus grincheux, le modèle semble bel et bien fonctionner. Flexibilité, confiance, bien-être.. ces mots-clés semblent trouver de réelles modalités d’application.

Bon, comme le remarque l’auteur, le modèle n’est pas nécessairement exportable. La variable principale d’applicabilité est, à mon avis, le contexte très fortement égalitaire de la culture danoise. En France, depuis que nous avons renversé la royauté dans l’espoir de devenir tous rois, l’inégalité est reine : la France est une société de castes, de rangs, de positions sociales très structurées. Qui peut prétendre, à part les quelques derniers braves qui restent à défebndre la méritocratie républicaine, que l’élève de l’ENA appartient au même peuple sans classes que le fils d’un immigré africain ?

Ainsi, notre défi à nous, serait de réussir à créer ce sentiment de solidarité et de confiance à la danoise, mais à travers les différences qui font la richesse de notre nation…

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Des pyramides de Gizeh à aujourd’hui, les hommes ont toujours dû collaborer.

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Vous avez un projet d’innovation organisationnelle et managériale ? Le Fonds pour l’amélioration des conditions de travail peut vous financer ! Cet appel à projet répond à une forte demande des entreprises sur des questions d’organisation du travail et des pratiques managériales.

Source : L’Anact lance un appel à projet sur les innovations organisationnelles et managériales | Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact)

Une initiative constructive et intéressante, qui ouvre un champ de possibilités pour toutes les organisations qui cherchent à intégrer performance et bien-être dans leurs pratiques managériales.

De fait, je constate de très larges attentes dans cette direction. Je me réfère à mes six derniers projets, centrées sur le développement des organisations et des pratiques managériales : dans chacun de ces projets, les attentes exprimées tant par les agents, les managers, ou le Comité de Direction , comportaient une composante essentielle de recherche d’une meilleure qualité de vie au travail – exprimée sous différents vocables. Dans plusieurs cas cette attente était la principale : rechercher une bonne qualité de vie au travail, tout en veillant à la performance, est le thème d’attention le plus important pour de très nombreuses organisations aujourd’hui.

Je m’exprime sur ce sujet, le plus souvent à travers ma « revue de presse ». Ce petit mot pour rappeler que je suis aussi acteur de cette évolution sur le terrain, et me mets à disposition pour accompagner toute initiative, notamment dans le cadre de cet appel à projets de l’ANACT :

  • J’interviens tout particulièrement sur les pratiques managériales et l’organisation (et non sur , par exemple, l’aménagement physique des postes de travail) ;
  • Je conduis des processus fortement participatifs, qui mettent en mouvement l’intelligence collective (world cafe, forums, exploration appréciative..) ;
    … Tout en s’inscrivant dans des intentions de stratégie et de valeur, construites avec le leadership et les organes de direction;
  • Je contribue lorsque c’est utile aux réflexions sur la qualité de vie au travail, notamment à travers mon modèle générique en six volets, qui intègre toutes les recherches récentes (à voir ici);
  • Je suis persuadé que sur ces sujets l’innovation collective, l’échange, la créativité sont nécessaires pour trouver de nouvelles solutions – notamment, pas seulement bien sûr mais tout de même, les nouveaux outils digitaux peuvent constituer des leviers pour repenser les pratiques de travail, de coopération, de management.

Sur ces sujets et en particulier lorsque l’on aborde la question des comportements de chacun, il y a un véritable défi à passer d’intentions positives générales à des changements perceptibles. Je constate fréquemment aujourd’hui la valeur de l’action concrète, de petites actions concrètes éventuellement. Les grands plans, chartes, manuels, les formations elles-mêmes, se perdent dans le flux des sollicitations et le manque de temps disponible. L’heure est à la recherche de gestes symboliques, de comportements au pouvoir d’entraînement, d’actions de bon sens lisibles et convaincantes…

A disposition donc, pour réfléchir ensemble à des démarches de progrès – et le cas échéant, avec l’aide de l’Anact !

C’était ma première pub sur ce blog… Je n’en abuserai pas, promis !

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Source : The Pope receives the participants in the “Economy and communion” meeting organised by the Focolare Movement, 04.02.2017 *

Mamma Mia, moi qui suis un incroyant irrécupérable, l’un des seuls dirigeants publics qui me semble dire des choses sensées sur plusieurs sujets, notamment sur l’économie, est.. le Pape !

Avez-vous entendu récemment nos dirigeants et autres candidats de gauche, de droite, de nulle part et d’ailleurs exprimer des valeurs simples et claires concernant l’économie ? La droite assume de plus en plus ouvertement l’idée de laisser les perdants couler (au sens littéral, concernant les réfugiés); la gauche, pour maintenir à flot à tout prix un modèle social, se voile la face devant les réalités…

Le Pape, pendant ce temps, s’exprime – c’était le 4 février 2017, devant les participants à une rencontre du mouvement « économie et communion »  :

  • L’argent, lorsqu’il devient un but en lui-même, un « maître », nous détourne de notre accomplissement humain (ma transcription de non-croyant pour l’expression  » une idole qui détourne de la foi »). La meilleure manière d’éviter l’idolâtrie de l’argent est de le partager.

Money is important, especially when there is none, and food, school, and the children’s future depend on it. But it becomes an idol when it becomes the aim.[…]When capitalism makes the seeking of profit its only purpose, it runs the risk of becoming an idolatrous framework.[…] The best and most practical way to avoid making an idol of money is to share it with others.

  • Prendre soin des pauvres et des exclus, c’est bien. Mais tant que l’économie produira des exclus, la société ne sera pas en harmonie  (je traduis « communion » par « harmonie sociale »..)

Today, many initiatives, public and private, are being carried out to combat poverty. All this, on the one hand, is a growth in humanity. But the principal ethical dilemma of this capitalism is the creation of discarded people, then trying to hide them or make sure they are no longer seen.[…] As long as the economy still produces one victim and there is still a single discarded person, communion has not yet been realized.[…] We must work toward changing the rules of the game of the socio-economic system. Imitating the Good Samaritan of the Gospel is not enough.

  • Réconcilier le succès en affaires et l’esprit de communion, c’est possible !
    (… le pape lit peut-être les articles de ce site sur les entreprises libérées ?)

Communion and business can exist and grow together. An experience which for now is limited to a small number of businesses. But the changes in the order of the spirit and therefore of life are not linked to big numbers. The first gift of the entrepreneur is of his or her own person. Today’s economy, the poor, the young, need first of all your spirit, your respectful and humble fraternity, your will to live and, only then, your money. May the ‘no’ to an economy that kills become a ‘yes’ to an economy that lets live, because it shares, includes the poor, uses profits to create communion.

Voilà trois principes, à partir desquels un véritable leadership humaniste peut s’élaborer et se mettre en œuvre ! Et, à nouveau, nul besoin de se rattacher à des croyances religieuses pour y adhérer. Bien sûr, et cela est une forme de réponse à une question fréquente sur le Leadership Humaniste, une dimension de spiritualité reste active dans l’adhésion à ces principes : presque par définition, la spiritualité est une activité mentale investie vers le champ de principes…

Ces belles paroles du Pape sont-elles décalées, détachées des réalités d’une population mondialement matérialiste ? Peut-être. Personne ne saura jamais si on monde meilleur est possible, avant d’avoir essayé de le construire. N’est-ce pas le rôle d’un grand leader, que de nous inviter à le faire ?

*Si quelqu’un a une traduction française du discours et peut la partager…

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